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TATAOUINE EL BORMA

 

 

 

16

Dégonflage à la "douane"

 

 

 

5

Le plein à Tiaret

 

 

13

Le marché à Tozeur

 

 

 

14

Escale à Tiaret

 

 

 

 

 

 

 

 

Les grandes dunes

 

 

 

Ce passage est le plus courant, il est repris dans les différents guides et sites traitants de ce fantastique parcours. Mais attention, on a vite fait à une dune près de partir dans des aventures improvisées. A noter que les dunes, d'un manière générales, ne se remontent pas et que le détour peut être long... Cela est d'autant plus piquant que l'heure est tardive.

Le désert ne peut  pas se décrire mais seulement se vivre

(Mano Dayak écrivain touareg)

LE GRAND DÉSERT

 


2Le Sahara s'étend de la mer Rouge à l'Atlantique. Il recouvre en partie la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Libye, la Tunisie, le Mali, le Niger, le Tchad, l'Égypte et le Soudan, et un morceau du Burkina Faso.
Contrairement aux idées répandues, le sable recouvre à peine un neuvième de sa superficie totale, mais les dunes gigantesques s'étendent sur une zone équivalente à celle de plusieurs pays européens. Le Grand Erg oriental, qui occupe une partie de l'Algérie et le sud tunisien, représente l'un de ces ensembles de dunes les plus spectaculaires.
Le Sahara fut autrefois le domaine des caravanes de dromadaires (couramment appelés chameaux). Le sel (qui servait de monnaie d'échange) était transporté sur les animaux dont le troupeau était globalement de 30 000 têtes. L’or et des esclaves du centre de l'Afrique étaient un des principaux « frets » jusqu'aux côtes du nord. Les villes tunisiennes des oasis, Gabès, Tozeur et Gafsa ont beaucoup bénéficié de ce commerce.
Le silence, la beauté changeante de ses paysages ont fait du Sahara un lieu mythique. Une excursion rapide peut offrir quelques sensations, mais pour pleinement l'apprécier il faut prendre son temps.
Enfin, le Sahara est le royaume des peuples nomades, les Berbères, les Touaregs et les Toubou, qui savent parfaitement quelle fascination étrange il peut exercer.



LE GRAND SUD


L’autorisation de descendre au Sud de REMADA vers le Grand Sud ne peut s’obtenir qu’après une démarche administrative à faire au moins 3 semaines avant d’arriver à TATAOUINE.
La meilleure solution est de se mettre en rapport par téléphone avec le Commissariat au Tourisme de Tataouine ou encore plus simple de contacter M ALI BACHIR à l’office du tourisme(Voir adresses utiles).
Un échange par fax des documents indispensables permettra en arrivant de rencontrer des gens très aimables et disposés à vous faciliter la tache.

Une dizaine de photocopies des autorisations seront nécessaires pour franchir les différents barrages. Le coût est de 15 euros par personne. Ne jamais oublier de récupérer l’original de l’autorisation lors des contrôles.

Vérifier avant le départ de Tataouine qu’il n’y a pas d’erreurs de transcription dans les numéros de passeports, car le jeu pour les militaires consiste lors des contrôles à trouver l’erreur et  à refouler les voitures.
Le téléphone satellite est obligatoire ainsi qu’un guide. Il est toutefois possible de signer une décharge pour partir sans ce dernier. En ce qui concerne le téléphone satellitaire il fait parti des éléments de sécurité souhaitables (Voir IEC adresses utiles).

 

Il faudra donc prévoir une demi-journée sur Tataouine pour faire toutes les démarches, mais cela peut aussi aller très vite si vous trouvez de suite le service du tourisme et dans ce cas le numéro de téléphone du portable de ALI BACHIR est à utiliser.


4Le grand axe vers le sud est le gazoduc de El Borma-Skira, suivi de l’oléoduc de In Salah (In Amenas) en Algérie jusqu’à Skira en souterrain via Borj el Khadra..
A moins de vouloir faire les pistes le long de la frontière libyenne, éviter Ramada permettra d’éviter un contrôle. Descendre vers le gazoduc par la piste entre Bir Amor et Kamour.
Après le contrôle militaire de Kamour, la piste peut être très obturée par des dunes en formation par le vent. Un Caterpilar fait toute l’année la route entre Tiaret et Kamour, mais il est fréquent de buter sur des langues de plusieurs dizaines de centimètres, voir des ensablements de plus d’un mètre de haut… Ouvrez l’œil si vous roulez vite pour atténuer la tôle ondulée.


La piste est monotone pendant 180 kilomètres, de temps en temps quelques camions, des moutons, ou des dromadaires… et on a hâte d’arriver à Tiaret.
Il est possible de faire du gasoil à Tiaret, passer le barrage militaire, et se présenter en contournant les entrepôts pétroliers par la porte principale. En cas d’absence essayer d’aller dans les habitations quelques centaines de mètres plus loin. Tiaret n’est pas une ville et se limite aux services techniques et aux logements de fonction.
Une fois le plein fait, éviter de partir sur l’heure du midi, les employés de centre d’exploitation des puits vous proposeront certainement une hospitalité de quelques heures au frai au bord de la piscine. Certains équipages ont même été invités à passer la nuit au centre administratif, couscous maison et tout et tout.
En effet,  jusqu’à 16 heures le sable est trop chaud et les pneus risquent d’exploser enfoncés dans du sable à 50°. L’air de l’après midi souffle comme un sèche-cheveux sur la peau, il faut parfois se mettre à l’abris du vent qui brûle, même l’eau des réserves chauffe, et la douche le soir est quasi-insoutenable.6


Une fois les pleins faits, direction la "douane", passage réputé pour l’enlisement systématique des meilleurs. Vous pouvez remonter la piste du gazoduc pour prendre la piste dès son départ au wpt 19, soit couper au plus court du wpt 22 à 23 sans repasser par le poste de contrôle de l’armée.


Vous vous rendrez compte assez facilement que vous arrivez sur la "douane", appellation familiaire des première dunes. Il faudra dégonfler les pneus avant. La piste disparaît et il n’est pas évident de retomber dessus à la sortie. Suivant les conditions et les options prises, une énorme bande de dunes peut barrer la route et obliger à contourner par la droite. Il est alors intéressant de disposer d’un guide ou de vues satellites pour éviter de galèrer.


7

 

La piste qui est indiquée ici, faute de partir du wpt 25 au 26 par la gauche (piste conseillée mais pas toujours trouvée) contourne la dune par la droite et passe par une énorme descente au soleil couchant.  C’est la piste d’un ancien aéroport près des dunes. Durant 7 kilomètres de nombreux passages de dunes dans toutes les positions mettent à rude épreuve les ouvreurs. Les sangles, les pelles et les plaques de désensablage sont de la fête. Mais c’est magnifique et après une descente forte dans un mélange de caillasse et de sable on retrouve ces immenses longueurs de sable dur, plates comme des nids, parsemées d’herbe à chameaux. Ça roule… ma poule !

Une fois à nouveau sur la piste, il n’y a plus rien à signaler du point de vue technique, reste le plaisir de conduire sur des sols souples et des pistes de toute beauté jusqu’à El Borma. Le tracé en apparaît et disparaît régulièrement.


910La rencontre avec un camion d’une cinquantaine d’années, poli par le sable, confirme que l’on est sur la bonne voie.


Enfin la source à 38° annonce le retour vers la civilisation, surtout si des voyagistes y installent leur campement avec une quarantaine de voiture. L’eau pue l’œuf pourri car elle est soufrée, mais il ne faut pas réfléchir longtemps pour s’y plonger. C’est un moment de plaisir inouï.


El Borma, centre d’exploitation des puits de pétrole est le principal forage de la Tunisie. C’est donc dans une zone dévastée qu’il faudra rouler durant des kilomètres jusqu’au contrôle de police en sortie du camp.
La remontée vers le nord se fait ensuite  au choix, hors piste, piste ou route goudronnée.

 

En ce qui nous concerne, notre choix a été simplifié par l’arrivée d’une tempête de sable.
En quelques minutes, le ciel devient marron, et un vent puissant transporte le sable mêlé de gouttes d’eau qui frappent sur la figurent comme des balles. Toute protection est peu efficace, on en sort en général avec du sable dans tous les recoins.
Après la tempête, la piste a disparu comme tout ce qui n’était pas bien attaché au sol ou aux 4x4. Les gens du coin vous diront : « … c’est parti chez Allah ! »

 

121517

 

Latitude Nord

Longitude Est

 

 

 

Numéro

°

'

°

'

Commentaires

km

Distance

11

32

34.536

10

17.282

Quitter la RN19 à droite

41 km

41 km

12

32

36.165

10

8.746

Bir Amor - Piste

54 km

13 km

13

32

33.944

9

40.956

Gazoduc vers le Sud

100 km

46 km

14

32

29.814

9

41.054

Contrôle de Kamour

108 km

8 km

15

32

2.425

9

44.4

Piste vers bivouac

159 km

51 km

16

32

2.082

9

44.128

Bivouac

 

 

17

31

50.762

9

45.816

Tout droit - Route de Rémada venant de gauche

181 km

22 km

18

31

41.321

9

45.338

Tout droit - Route de El Borma venant de droite

198 km

17 km

19

31

3.005

10

9.531

Piste vers El Borma

281 km

83 km

20

30

59.259

10

9.612

Contrôle de Tiaret

288 km

7 km

21

30

58.697

10

9.773

Essence

 

 

22

30

58.395

10

9.613

Départ vers  piste El Borma

290 km

2 km

23

31

0.973

10

5.264

Piste El Borma via le wpt19

306 km

16 km

24

30

57.579

9

56.697

Passage dit de la douane

324 km

18 km

25

30

57.88

9

54.418

Passage de dunes – La piste est à gauche

327 km

3 km

26

30

57.205

9

47.423

Retour piste El Borma si détour

350 km

23 km

27

31

4.801

9

33.22

Épave camion

378 km

28 km

28

31

15.173

9

30.12

Source eau chaude

402 km

24 km

29

31

21.399

9

20.25

Point

422 km

20 km

30

31

25.776

9

18.387

2.5 km après les antennes prendre à gauche

430 km

8 km

31

31

27.517

9

15.932

Piste

435 km

5 km

32

31

34.173

9

16.716

Début du champ de pétrole d’El Borma

448 km

13 km

33

31

40.414

9

12.077

El Borma

463 km

15 km

34

31

42.186

9

13.937

Contrôle d’El Borma

467 km

4 km

 

 

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